Nouvelle étude : les certifiés ISO 50001 plébiscitent le management de l’énergie formalisé

Pratiques de management de l'énergie - Certificatiion ISO 50001

Nouvelle étude : les certifiés ISO 50001 plébiscitent le management de l’énergie formalisé

Après une première édition en 2015, le groupe AFNOR a de nouveau interrogé les organismes certifiés ISO 50001 dans le monde pour en savoir plus sur leurs pratiques. Un management cadré de l’énergie est bien source d’économies.

Après une première étude franco-française en 2014 et une édition internationale en 2015, le groupe AFNOR a réédité son enquête sur les pratiques de management de l’énergie d’organismes certifiés ISO 50001. Diffusée en avant-première aux participants du Tour de France AFNOR de la performance énergétique, qui a fait escale à Saint-Denis et Toulouse respectivement le 30 mars et 20 avril, la nouvelle étude, réalisée auprès de 185 organismes certifiés ISO 50001 dans le monde avec l’aide du cabinet Time to Be, délivre des conclusions positives quant à l’utilisation, en entreprise, de la norme volontaire publiée en 2011.

80 % des utilisateurs sont satisfaits et 94 % la recommandent à d’autres. « C’est une invitation à un voyage, celui de l’amélioration continue avec les bénéfices énormes que procure la démarche », déclare même un répondant. Autre constat : la thématique du management de l’énergie s’intègre de plus en plus au triptyque QSE, ouvrant la porte à un système de management intégré.

À la question « Quel a été l’élément moteur dans la décision de mettre en place une démarche de management de l’énergie selon la norme ISO 50001 ? », 35 % répondent que c’était avant tout pour se faire certifier ISO 50001 (+ 14 points par rapport à 2015), 18 % pour mettre en place une démarche méthodique de gestion de l’énergie, mais surtout, ils sont encore 47 % (61 % en 2015) à citer les deux réponses : l’un n’allait pas sans l’autre.

Un pré-requis : l’existence d’une équipe énergie

Les organismes engagés dans une certification ISO 50001 jugent l’investissement modeste : les trois quarts considèrent les budgets comme négligeables au regard des bénéfices apportés. Et cela, à plus forte raison quand la certification est ancienne. « Cela révèle la rentabilité de la démarche au fil du temps », interprète Catherine Moutet, responsable d’AFNOR Energies, l’entité du groupe AFNOR commanditaire de l’étude et experte sur le sujet.

Toutefois, les certifiés continuent à éprouver des difficultés à en percevoir l’exact retour sur investissement, insinuant l’idée que les rendements financiers ne sont pas forcément la priorité à court terme : soit ils n’avaient pas d’objectif au départ, soit il est, pour eux, trop tôt pour faire le calcul. D’ailleurs, pour 58 %, les bénéfices effectivement retirés sont autant financiers que non-financiers : l’ISO 50001 est aussi vu comme « un vecteur de progrès sur la durée » ou « de priorisation d’actions stratégiques ». À noter que le déploiement d’une démarche ISO 50001 incite les organisations à s’équiper en moyens de mesurage pour suivre le résultat de leur effort dans le temps. Un axe sur lequel le groupe AFNOR a renforcé son expertise, avec de nouvelles offres de mesure et vérification de la performance énergétique.

Enfin, parmi les conditions de réussite d’un projet ISO 50001, l’écrasante majorité des organisations interrogées en retiennent quatre principales, dont la constitution d’une équipe dédiée : 60 % déclarent que c’est un point fondamental, un taux qui double par rapport à l’an dernier. La norme ISO 50001, qui recommande explicitement de constituer une telle équipe autour d’un « pilote Energie », est donc suivie à la lettre.

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© AFNOR/DR

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