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Président : Jean-Bernard KOVARIK
Rapporteur : Catherine MOUTET
La normalisation dans le transport et la logistique couvre les transports terrestres (route, fer, transports à câbles) et aériens, la navigation maritime et intérieure ainsi que les relations intermodales.
Elle intervient dans plusieurs domaines : aéronautique et espace, construction navale, applications ferroviaires, véhicules routiers et circulation routière, pneumatiques et leur recyclage, conteneurs et caisses mobiles pour le transport intermodal, ingénierie du trafic, transport de matières dangereuses, remontées mécaniques et transports guidés, services de transport de voyageurs, services de déménagement, services de « self-stockage », prestations des entreprises de pose de signalisation routière, sûreté de la chaîne logistique et maîtrise des consommations et des émissions dans les transports.
Les transports représentent environ 7 % du PIB européen et quelque 5 % des emplois de l’Union européenne. La mobilité des marchandises et des personnes est un élément essentiel de la compétitivité de l’industrie et des services européens. C’est aussi un droit fondamental du citoyen. Ce secteur va subir dans les prochaines années d’importantes évolutions pour faire face à différents nouveaux éléments de contexte :
Dès lors, innovation, recherche et recours aux nouvelles technologies pour développer des modes de transports à la fois sûrs, respectueux de l’environnement mais néanmoins compétitifs ont un rôle crucial à jouer.
Suivant les dernières synthèses disponibles, la répartition entre les différents modes est la suivante : le transport routier détient la première place avec 44 % du fret et environ 85 % du transport de voyageurs ; la part du rail se situe actuellement à 10 % pour le fret et 6 % pour les passagers, avec une nette reprise d’activité du transport de marchandises depuis 2001. Le transport aérien domine le marché des déplacements sur longue distance. Le maritime absorbe 39 % du transport intérieur de marchandises et près de 90 % du volume des marchandises échangées avec l’extérieur. Le fluvial ne représente qu’une partie infime des échanges de marchandises (3 %) et demeure largement sous-exploité dans les pays qui disposent de larges voies de navigation intérieure.
Considérant que les mesures envisagées dans le cadre du Livre blanc des transports de 2001 ne suffiraient pas à atteindre les objectifs de la politique des transports communautaire, la Commission européenne a publié le 22 juin 2006 une version révisée à mi-parcours du Livre blanc, qui décrit un nouvel agenda d’actions. Celui-ci vise avant tout à contraindre les effets négatifs de la croissance des transports sur l’environnement – le coût environnemental des transports est estimé à 1,1 % du PIB, avec des impacts majeurs sur la qualité de l’air et le bruit – et à poursuivre l’amélioration de la sécurité routière. Il a pour objectif de concevoir et d’évaluer les politiques futures, de stimuler un vaste débat pour que l’on dispose d’instruments pour une approche globale du transport durable.
Cet agenda prévoit pour les trois années à venir des actions structurantes comme :
Depuis début 2007, le changement climatique est devenu l’une des priorités d’actions des pouvoirs publics et de la société civile suite à la confirmation par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de l’impact majeur qu’aurait une hausse des températures sur le paysage planétaire et nos modes de vie.
Ces conclusions ont amené les chefs d’État et de gouvernement européens à adopter, lors du sommet du Conseil européen de mars 2007, des objectifs communs chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’utilisation des biocarburants dans les transports. Ces engagements ont été réaffirmés lors du Conseil européen de juin 2007.
Le changement climatique est une priorité du gouvernement. Suite au Grenelle de l’environnement d’octobre 2007, plusieurs comités opérationnels dédiés au transport réfléchissent aux actions prioritaires à mettre en œuvre.
Dans ce cadre en mutation, la normalisation, aux côtés de la réglementation et de la fiscalité, constitue un levier efficace pour déployer dans les différents secteurs (industries, organismes publics, collectivités territoriales…) les nouvelles technologies et les pratiques privilégiées par ces comités opérationnels.
Pour contribuer au développement d’une normalisation répondant aux besoins des parties prenantes, le Cos a adopté quatre orientations stratégiques :
La France suit activement l’avancée des travaux du nouveau comité de projet du Cen sur le management opérationnel de la sûreté de la chaîne d’approvisionnement (Cen/PC 379). Les experts français participent à l’étude de faisabilité, sous mandat de la Commission européenne, pour définir le programme de normalisation européen. Ce programme a pour objectif de répondre aux besoins des entreprises œuvrant au sein de l’Union et se situe dans la continuité des travaux animés à l’Iso/TC 8 Navires et technologie marine par les États-Unis. Par ailleurs, l’Iso a créé un nouveau comité de projet sur les systèmes de management de la sécurité routière, dont l’animation a été confiée à la Suède. Ces travaux feront également l’objet d’un suivi de la part du Cos.
Le Cos s’attachera à promouvoir ces quatre grandes lignes d’actions en appui à la mise en œuvre des mesures gouvernementales consécutives au Grenelle de l’environnement et des préconisations des autorités européennes dans le cadre de la révision du Livre blanc sur les transports et des objectifs relatifs à la limitation des effets du changement climatique. Ces orientations stratégiques répondent aux engagements de la stratégie française de normalisation.
Marquage CE
Equipements sous pression transportables
Installations à câbles transportant des personnes
Equipements marins
Interopérabilité du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse
Interopérabilité du système ferroviaire transeuropéen conventionnel