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12/06/2008

La CSC s’intéresse à la pratique des sports et loisirs nautiques en eaux intérieures et apporte des pistes de progrès

La Commission de sécurité des consommateurs (CSC) constate que « depuis une vingtaine d’années, l’engouement pour les sports nautiques pratiqués en eaux intérieures ne se dément pas ». Mais, dans un avis adopté en début d’année, elle affirme que « cette vague d’enthousiasme a suscité quelques dérives ».


En cause, une pratique de masse rendue possible par la multiplication des sociétés de location d’embarcations qui, aux abords de certains cours d’eau, entraîne une surfréquentation périodique, les précautions de sécurité ne constituant alors pas toujours une sécurité.



En témoigne l’enquête de terrain que la commission a fait réaliser au cours de l’été 2007 sur trois cours d’eau très courus (Dordogne, Ardèche, Dranse), où sont pointés le manque « notoire » de renseignements fournis par les loueurs à leurs clients et la fréquente ignorance, par ces derniers, des premiers rudiments de pratiques.



En conséquence, la CSC a demandé aux pouvoirs publics de prendre les mesures réglementaires nécessaires visant à encadrer les conditions de location des embarcations. À ce titre, les loueurs pourraient être tenus à plusieurs obligations : délivrer aux consommateurs des informations sur les difficultés du parcours, afficher les prévisions météorologiques et hydrologiques, vérifier un âge minimum pour les pratiquants et leur capacité à nager et à s’immerger, établir un document permettant de s’assurer du bon entretien des embarcations et des équipements de sécurité, tenir un registre des accidents.



La CSC invite les professionnels (loueurs et encadrants) à s’assurer que, sur le parcours, les services de secours peuvent être contactés et à indiquer aux pratiquants les zones d’évolution non couvertes par les réseaux de télécommunication. Pour cela, les réceptacles mis à leur disposition pour protéger les téléphones portables devraient être réellement étanches.



S’agissant de la sécurité des parcours eux-mêmes, la CSC souhaite que la signalisation des phénomènes naturels importants et connus (remous, courants, siphons) soit étendue, ainsi que l’implantation de passes à canoë et de chemins de contournement. La signalétique des dangers, de sources disparates (EDF, Fédération française de canoë-kayak) et peu compréhensible par les pratiquants, devrait également être harmonisée et rendue plus lisible.



Enfin, le classement du niveau des cours d’eau – actuellement divisé en six catégories, de la classe 1 « facile » à la classe 6 « limite de navigabilité » – devrait faire l’objet, à titre expérimental et sur certains sites très fréquentés, d’une signalétique plus évocatrice pour les pratiquants occasionnels, notamment à l’aide d’un code couleur (vert = facile, rouge = difficile) inspiré des panneaux présents sur les pistes de ski.



La CSC rappelle aux consommateurs que, dans tous les cas, le port du gilet de flottabilité est obligatoire, le port du casque l’étant à partir des cours d’eau de classe 3.



Source : Enjeux

 

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