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21/11/2008

Les maladies non transmissibles, plus grande cause de décès dans le monde

Selon un nouveau rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la charge mondiale de morbidité évolue, et les maladies infectieuses laissent progressivement la place aux maladies non transmissibles et à certains états pathologiques chroniques, comme les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, désormais les principales causes de décès à l’échelle mondiale.


Cette évolution des tendances sanitaires montre que les grandes maladies infectieuses (diarrhées, VIH/sida, tuberculose, infections néonatales et paludisme) deviendront des causes moins importantes de mortalité dans le monde au cours des vingt prochaines années.



Les Statistiques sanitaires mondiales 2008 se fondent sur les données recueillies dans les 193 États membres de l’OMS. Ce rapport annuel est la référence qui fait autorité pour un ensemble de 73 indicateurs de la santé dans les pays du monde entier.



Ce rapport statistique expose en détail la mortalité chez les enfants et les adultes, les caractéristiques et la charge de la morbidité, la prévalence des facteurs de risques, comme le tabagisme ou la consommation d’alcool, le recours aux soins de santé, la disponibilité des personnels soignants et le financement des soins. Il attire également l’attention sur des problèmes sanitaires importants à l’échelle mondiale, comme :



– la mortalité maternelle : dans les pays développés, on recense 9 décès de mères pour 100 000 naissances vivantes, alors que ce taux est de 450 dans les pays en développement et de 950 en Afrique subsaharienne ;



– tendances de l’espérance de vie en Europe : l’espérance de vie en Europe de l’Est est passée de 64,2 ans en moyenne en 1950 à 67,8 ans en 2005, soit une augmentation de seulement 4 années environ, contre 9 à 15 années dans le reste de l’Europe ;



– dépenses de santé : le paiement des soins par les malades ou leur famille accule chaque année 100 millions de personnes à la pauvreté ;



– couverture des principales interventions pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant : 4 femmes ou enfants sur 10 ne bénéficient pas des interventions préventives ou curatives de base. Au rythme actuel de la progression, il faudra encore plusieurs décennies pour redresser cette situation.



Pour plus d'informations...



Source : Enjeux
Visitez le dossier thématique "Santé, sanitaire et social" du Groupe AFNOR

 

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