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24/11/2008

OVE Lab a mené une campagne d’essais sur des carburants

Sur fond de pétrole potentiellement plus rare et plus cher et de réflexion sur le développement durable, de nombreuses questions se posent sur les carburants, notamment ceux dits alternatifs.


L’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE), en collaboration avec l’Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle (Utac), a choisi d’évaluer les émissions de polluants des biocarburants superéthanol et biodiesel et leur impact sur la consommation du véhicule.



Les essais ont été effectués sur banc à rouleaux selon les prescriptions techniques de la directive 70/200/CEE, qui réglemente les émissions de polluants à l’échappement des véhicules de tourisme et des véhicules utilitaires de moins de 3,5 tonnes, en cycle de conduite Europe (phase urbaine et extra-urbaine).



Un véhicule Flexfuel et un véhicule diesel de gamme équivalente en puissance et en cylindrée – cylindrées de 1,8 l et puissance de 92 kW pour les véhicules Flexfuel ; 1,6 l avec 80 kW pour le véhicule diesel – ont permis de comparer l’essence au bioéthanol E85 (85 % d’éthanol et 70 % d’essence sans plomb de référence) et le gasoil au biodiesel B30 (30 % d’ester de colza et 70 % de gasoil de référence).



Plusieurs indicateurs ont été observés : l’émission de monoxyde de carbone (CO), d’hydrocarbures à brûler (HC), d’oxyde d’azote (NOx) et de dioxyde de carbone (CO2) et la consommation.



La première partie du test montre que pour le véhicule Flexfuel, le superéthanol permet une nette diminution des émissions de CO (environ 50 %), alors que l’on ne note pas de différence significative entre le diesel et le biodiesel B30.



S’agissant des hydrocarbures à brûler, les émissions augmentent d’environ 10 % avec le bioéthanol E85, principalement sur la première phase du cycle de conduite (phase urbaine).



L’utilisation d’E 85 n’a en revanche pas d’incidence sur les émissions d’oxyde d’azote (exprimées en équivalent NO2), alors qu’elles augmentent de 10 % avec le biodiesel B30. Quant aux émissions de CO2, elles sont légèrement plus faibles avec le bioéthanol.



« Les résultats correspondent aux émissions de CO2 en sortie de pot d’échappement et ne tiennent pas compte de la captation de CO2 due à la croissance des plantes. Aujourd’hui, et en attendant des études plus complètes, il est communément admis que l’utilisation de bioéthanol permet de diminuer de 30 à 40 % les émissions de CO2 du “champ au pot” par rapport à l’essence SP95 », affirme Anne-Hélène Lamethe-Avril, responsable de la communication de l’OVE.



S’agissant de la consommation de carburant, diesel et biodiesel affichent des niveaux quasi identiques. En revanche, celle de l’E85 est nettement augmentée par rapport à l’essence sans plomb de référence, de l’ordre de 30 %. Toutefois, avec des niveaux de prix au litre bien inférieurs, l’E85 demeure aux yeux de l’OVE une option intéressante.



Source : Enjeux

 

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