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12/01/2016

Architecture de l’Internet des objets : une norme ISO pour 2017

La France participe au groupe de travail international de l’ISO pour définir, d’ici fin 2017, une architecture de l’Internet des objets. Le savoir-faire national en objets connectés sera précieux pour influer sur ce projet global et prétendre peser sur les schémas de demain.  

 

Dès la fin des années 1990, le développement de l’Internet Protocol version 6 (IPV6) a permis d’envisager l’Internet des objets (ou Internet of Things – IoT). L’enjeu était déjà de disposer d’une quantité d'adresses IP suffisante pour connecter des objets de consommations à Internet. L’Internet des objets est aujourd’hui à l’étape suivante : permettre le dialogue entre plusieurs composantes interconnectées, sans intervention humaine systématique, et à large échelle.

 

« La conception de l’Internet des objets qui domine en France est orientée vers les objets connectés » résume Philippe Magnabosco, chef de projet en normalisation AFNOR, « mais d’autres thématiques telles que l’industrie 4.0, la ville intelligente, relèvent aussi de l’IoT ». En Chine par exemple, l’approche macro est privilégiée et les investissements se succèdent pour créer ex nihilo des villes connectées et soutenir la croissance démographique. « La France, avec son très riche tissu d’entreprises innovantes dans le secteur des objets connectés, mais aussi avec ses entreprises leader en télécommunications, en énergie et en bâtiment, a clairement des atouts pour répondre à ces besoins » poursuit le chef de projet. « Pour cela, il est primordial de donner de la voix en normalisation en participant au projet de bâtir une architecture de référence pour toutes ces technologies ».

 

Dépasser les approches en silos

 

Depuis le 14 décembre 2015, AFNOR anime une commission de normalisation nationale pour soutenir une convergence des approches au niveau français. « Les technologies à l’œuvre sont déjà développées, avec des normes volontaires bien assises » résume Philippe Magnabosco. « Le besoin est aujourd’hui de se donner des outils pour que dialoguent ensemble des systèmes domotiques, sanitaires, de transport ou d’énergie, et de passer à l’étage supérieur : développer l’interopérabilité des systèmes au plan mondial. » Plus qu’une démarche encyclopédique, utile pour référencer les objets et les applications mais qui risquerait d’être rapidement dépassée, il y a une velléité claire pour définir à l’international, une architecture de référence, applicable à tous les secteurs.

 

« Si on prend l’exemple des services à la personne, illustre le chef de projet, les personnes les plus affaiblies, équipées d’un dispositif d’alerte, qui chutent sans le déclencher, peuvent bénéficier d’un objet connecté capable d’envoyer un message d’alerte, géré par un centre d’urgence, qui débloque la porte de l’appartement, signale la situation au voisin de confiance identifié au préalable pour intervenir rapidement. Ce dispositif n’est pas transposé aujourd’hui dans le monde du travail, sur un chantier par exemple. C’est une opportunité concrète. »

 

Un projet développé en une enceinte neutre : l’ISO

 

Pour répondre au marché en France et à l’export, les parties prenantes, dont les industriels, ont tout intérêt à se pencher sur la connexion de leur système avec d’autres. La normalisation, au sens de « la mise en commun » est en cela un moyen éprouvé. La commission française, où s’élaborent les contributions nationales, est aussi un lieu d’observation de premier rang. « Nous comptons sur l’expertise de ceux déjà engagés dans la normalisation de leur filière pour peser au plan mondial » glisse Philippe Magnabosco. L’organisation internationale de normalisation (ISO) offre un cadre neutre, respectant les enjeux de souveraineté, et proposant une méthode éprouvée. C’est le terrain le plus propice pour s’exprimer et participer à la co-construction de normes volontaires qui progressivement s’imposeront via les donneurs d’ordres. « Le groupe de travail ISO, qui se réunit trois fois par an, a déjà élaboré plus de 300 documents internes en un an d’existence » insiste Philippe Magnabosco. « Si les entreprises françaises ne pèsent pas sur le projet de norme sur l’architecture, elles pourraient demain le subir, par exemple en développant des produits et services qui ne seraient pas interopérables à plusieurs échelles » conclue-t-il.

 

Participer à la commission AFNOR « Internet des objets »...

 

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