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24/04/2012

Nanotechnologies : la normalisation française à la pointe de cette nouvelle révolution industrielle

L’enjeu économique et sociétal des nanotechnologies est aujourd’hui majeur. La révolution technologique est déjà amorcée et nécessite de s’interroger sur les bénéfices et dangers des nanomatériaux. La commission de normalisation française est très active sur le sujet. Rejoignez ses experts.


L’avènement des matériaux à l’échelle nanométrique constitue la véritable révolution industrielle d’aujourd’hui. Tous les jours de nouvelles applications des nanotechnologies sont trouvées dans des domaines variés allant du stockage de l’information, de l’électronique et de l’optique, aux cosmétiques à la santé en passant par l’énergie, le textile, l’automobile, l’aéronautique, les céramiques, le caoutchouc, les matières plastiques, la métallurgie. Tous les grands secteurs industriels vont bénéficier des avancées apportées par ces développements. Ces particules infiniment petites (de la taille d'un atome) font apparaitre des propriétés inédites aux matériaux (vectorisation de médicaments, bétons et vitrages autonettoyants, vêtements antibactériens…) mais nécessitent de s’interroger sur les dangers qu’elles représentent.


La normalisation se doit donc de jouer un rôle crucial pour gérer la crédibilité des nanotechnologies et les accompagner dans leur développement, en s’inscrivant dans le cadre des principes du Développement Durable. Elle peut ainsi apporter une garantie pour répondre aux exigences accrues des clients et des citoyens quant à la qualité des produits, à leur innocuité pour la faune et la flore, tant lors de leur production que de leur utilisation, et de la gestion de leur fin de vie.


L’enjeu pour la normalisation est donc de participer à cette nouvelle révolution industrielle en proposant un cadre normatif souple et international. Tous les acteurs dans le domaine des nanotechnologies doivent se rassembler au plan national afin de pouvoir disposer du maximum de compétences et être en mesure de pouvoir peser sur les travaux de normalisation européens et internationaux, actuellement en cours, de manière à pouvoir défendre les intérêts français.


La normalisation sur le plan français, européen et international s’articule autour de quatre axes majeurs :

  • la santé, la sécurité, l’hygiène et l’environnement,
  • la mesure, et la caractérisation de nanoparticules,
  • l’étude des caractéristiques des matériaux liées à leur miniaturisation,
  • la terminologie, la définition même du terme nanomatériaux pose des problèmes. Il existe plusieurs définitions.

Les centaines de tonnes de nanomatériaux produits chaque année exigent que l’on suive de près tous ces axes. Sur le plan international, la France travaille sur une méthodologie de contrôle par bandes de dangers. Sur le plan européen, divers projets sont en cours dont un plus particulièrement axé sur la nano responsabilité, qui consistera à accompagner les industriels dans la gestion des risques issus des nanoproduits. Sur le plan national, des travaux sur l’exposition des travailleurs sont également en cours. La France est aussi engagée dans le sujet de l’étiquetage des nanomatériaux, elle porte un projet sur le plan international. Elle est aussi pionnière sur la déclaration des substances à l’état nano particulaires puisqu’un décret oblige les producteurs, importateurs et les distributeurs de nanoparticules à les déclarer à partir de janvier 2013 pour toute quantité supérieure à 100 g. Le domaine de la cosmétique sera impacté de manière beaucoup plus drastique puisqu’une réglementation Européenne imposera dès 2013 aux fabricants d’indiquer la présence éventuelle de nanoparticules sur le produit final mis sur le marché.


Quel que soit le domaine d’application des nanomatériaux, il est important de disposer des méthodes de diagnostics qui aideront à la caractérisation des particules à l’échelle nanométriques. Les industries de l'électronique et de la cosmétique, notamment, sont particulièrement demandeuses de telles techniques afin d'améliorer la maîtrise de leurs procédés de fabrication. Les effets des nanoparticules sur la santé pourront ainsi être mieux appréciés. Par ailleurs, des entreprises et des laboratoires de recherche français publics et privés ont des techniques de pointe dans le domaine de la métrologie, notamment leaders dans la métrologie optique, qu'il est important de transposer au niveau européen et /ou international via la normalisation.


AFNOR invite donc les acteurs français – industriels, universitaires, chercheurs… - à se mobilier au sein de la commission de normalisation "Nanotechnologies : AFNOR/X457". En participant à une commission de normalisation, ils pourront ainsi faire valoir leurs intérêts, échanger avec les acteurs du marché, anticiper les évolutions et peser à l'international dans les discussions autour de l'élaboration des normes de demain. Contactez-nous pour en savoir plus !


Plus d'Information auprès de Madame Emilie LANGLOIS BERTRAND, secrétaire de la commission de normalisation « Nanotechnologies : AFNOR/X457 »

 

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