Rénovation énergétique des bâtiments : les solutions AFNOR Energies Ingénierie

Rénovation énergétique des bâtiments : les solutions AFNOR Energies Ingénierie

Des ouvriers sur un échafaudage en train de rénover la façade d'un batiment

AFNOR Energies Ingénierie a participé à la consultation préalable à la sortie du plan de rénovation énergétique des bâtiments. Le bureau d’études du groupe AFNOR souligne la nécessité d’adosser ces impératifs de sobriété énergétique à un modèle économique solide, en particulier pour le tertiaire.

Le 26 avril 2018, Nicolas Hulot et Jacques Mézard, respectivement ministres de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, ont dévoilé leur plan de rénovation énergétique des bâtiments, présenté comme l’un des volets du plan Climat, plan qui engage la France dans une trajectoire bas-carbone et basse-consommation jusqu’en 2050. Y figurent deux actions, les actions n° 8 et 9, qui vont tout particulièrement dans le sens de ce pour quoi AFNOR Energies Ingénierie, bureau d’études du groupe AFNOR, milite activement : la massification des opérations d’amélioration de la performance énergétique du parc tertiaire bâti, en particulier le parc public. Un sujet auquel s’attaque déjà le projet de loi ELAN du 4 avril 2018, en fixant à 2030 l’obligation, pour un bâtiment tertiaire, de viser + 40 % de performance énergétique, avec un nouveau décret qui remplacera celui du 9 mai 2017 (suspendu).

« Le plan de rénovation énergétique des bâtiments mentionne en outre un objectif de baisse des consommations d’énergie du parc immobilier de l’État de 15 % d’ici à 2022 par rapport à 2010. C’est louable, mais il faut maintenant s’en donner les moyens, en suivant à la trace toutes les consommations et en vérifiant que les actions engagées dans le tertiaire produiront bien leurs fruits », commente Catherine Moutet, responsable d’AFNOR Energies Ingénierie, qui propose à ce sujet un pack de solutions de mesure et vérification de la performance énergétique, assis sur les meilleures méthodologies (normes EN 16247, ISO 50001 et 50015, protocole IPMVP, etc.).

Mesurer et vérifier sa performance énergétique avec AFNOR Certification

De novembre 2017 à janvier 2018, ce plan avait fait l’objet d’une consultation publique. Consultation qui a recueilli 550 contributions en ligne… dont celle d’AFNOR Energies Ingénierie, qui embarquait pour l’occasion l’expertise des autres entités du groupe AFNOR, notamment AFNOR Compétences, pour le volet formation, et AFNOR Certification, porteuse de la prestation « Performance énergétique vérifiée ». Sur les mesures visant à favoriser la rénovation du parc tertiaire public, par exemple, AFNOR Energies Ingénierie rappelait que « pour favoriser le fléchage des investissements et de l’épargne vers des projets finançant la croissance verte ou la transition énergétique et écologique, AFNOR Certification participe et soutient la diffusion des labels TEEC (participation citoyenne) et ISR (investissement socialement responsable), en s’appuyant sur son expertise en matière d’évaluation extra-financière et RSE ».

« Il nous paraît indispensable que le plan impulse un modèle économique pour cette rénovation qui inspire confiance, tant au propriétaire, qu’au locataire, et à l’investisseur (privé et/ou public), ainsi qu’au territoire dans lequel il s’inscrit. La qualité des prestations réalisées doit être promue par les dispositifs d’incitation publics et cela nécessitera qu’elle soit être évaluée de façon fiable et rendue visible et lisible par tous (…). Des méthodologies décrites dans des normes ISO ou EN sont disponibles sur le sujet », écrivait alors AFNOR Energies Ingénierie en préambule.

Rappelons que le groupe AFNOR est signataire, depuis 2014, de la charte sur l’efficacité énergétique du plan bâtiment durable et, en interne, se mobilise avec son personnel pour accroître l’efficacité énergétique de ses bâtiments, par le biais d’un contrat de performance énergétique.

Les actions 8 et 9, pour davantage d’efficacité énergétique dans le tertiaire

Action n° 8 : maintenir une exigence ambitieuse de rénovation du parc tertiaire, public et privé

  • L’ambition d’économies d’énergie dans le tertiaire sera maintenue et la base légale des obligations améliorée
  • Le futur décret donnera lieu à un travail de co-construction avec les parties prenantes
  • L’État encouragera l’adhésion à des démarches volontaires plus ambitieuses
  • BPI France développera un crédit-bail immobilier dédié à la rénovation énergétique.

Action n° 9 : favoriser la rénovation du parc public tertiaire en mobilisant des financements et stratégies innovants

  • L’État améliorera le suivi des consommations et le pilotage global de son parc immobilier pour diminuer sa consommation de 15 % d’ici à 2022 par rapport à 2010
  • Un milliard d’euros supplémentaire sera consacré prioritairement à la rénovation des cités administratives à travers le Grand plan d’investissement
  • Dans le cadre du Grand plan d’investissement, l’État et la Caisse des Dépôts mobiliseront 3 milliards d’euros pour les projets de rénovation des collectivités
  • Des dispositifs innovants et des aides à l’ingénierie seront déployés
  • Les contrats de performance énergétique seront encouragés et leur usage facilité
  • Une start-up dédiée sera missionnée afin d’identifier et de lever les freins, notamment institutionnels et juridiques, à la massification et à l’industrialisation de la rénovation des bâtiments publics.