Les adhérents en parlent

Pour Suez, la normalisation volontaire est un levier stratégique pour bâtir un futur durable. Jérôme Bailly, directeur de l’innovation et de la R&D, et Isabelle Vendeuvre, directrice de la normalisation, détaillent leur engagement dans les travaux de normalisation et au sein du réseau des adhérents AFNOR.
Chez Suez, leader mondial des services à l'environnement, on connaît les normes et la normalisation volontaire, et on cherche à y prendre part. Pourquoi ? Jérôme Bailly, directeur de l’innovation et de la R&D, propose une réponse toute simple : « Cela définit les règles du jeu et permet de trouver un marché. Sans normalisation, il est en fait très difficile de commercialiser une innovation. »
Le dirigeant prend un exemple concret : la télérelève des compteurs d’eau. Ce système présente l’avantage de relever des consommations d’eau en temps réel, de les facturer au client sans estimatif et sans le mobiliser pour un rendez-vous avec un technicien. Mais pour déployer la télérelève, programme qui a été lancée dans les années 2010, la technologie se devait d’être interopérable partout. « Il fallait qu'une technologie fasse consensus et qu’elle devienne la norme. Nous avons démontré l'intérêt de la technologie hertzienne longue portée, qui permettait de relever des compteurs sur de plus longues distances », relate Jérôme Bailly.
Un langage commun pour les compteurs d’eau communicants
Les efforts de Suez ont fini par payer, car en définitive, cette technologie, utilisant la fréquence 169 MHz sur la bande VHF, a été retenue dans la norme européenne sur la télérelève NF EN 13757-4. « Aujourd’hui, nous avons 7 millions de compteurs déployés sur la base de cette technologie. Et GRDF l'utilise pour la télérelève de ses compteurs gaz. C'est un beau succès ! », se félicite Jérôme Bailly. La distribution de l’eau étant un marché où cohabitent plusieurs acteurs, qui peuvent changer au fil des renouvellements des concessions et des délégations, on mesure vite l’importance de disposer d’une technologique interopérable non propriétaire !
Suez : de la normalisation à l’adhésion
Mais l’engagement de Suez en normalisation ne se limite pas à la défense d’un consensus technologique. Le groupe a choisi d’adhérer à l’association AFNOR, comme plus de 1 500 autres acteurs économiques souhaitant se placer en avance de phase, au plus près de la définition des règles. Nous nous donnons ainsi les moyens d'être plus impactants sur les sujets qui sont importants pour Suez : l’adaptation au changement climatique, les
PFAS
, l'
économie circulaire, etc.
, explique Isabelle Vendeuvre, directrice de la normalisation.
L’engagement de Suez comme membre adhérent lui permet même d’avoir voix au chapitre dans la stratégie française de normalisation, qui définit les grands domaines à normaliser sur les cinq prochaines années (2025-2030 pour la stratégie actuelle), et de siéger dans les comités d'orientation stratégique, ces instances qui chapeautent l’ensemble des commissions de normalisation par grands domaines (11 au total). Autre bénéfice : la possibilité d'accéder, de façon préférentielle, à la présidence des comités techniques internationaux et européens (CEN-Cenelec, ISO, IEC).
Isabelle Vendeuvre identifie un dernier bénéfice de l'adhésion : faire monter ses collaborateurs en compétence, grâce au cercle des grands adhérents, à des formations ou à des MOOC en ligne comme celui sur la normalisation sur la plateforme FUN. Au bout du compte, pour Suez, être adhérent représente l’assurance de naviguer dans l’écosystème normatif… sans s'y noyer !
La parole aux adhérents : Suez
À la FIEEC, une fidélité hors normes
Écoutez le témoignage de Benoît Lavigne, délégué général de la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication, adhérente AFNOR depuis 1951.

