
C’est prouvé, un label RSE booste la performance
Une étude du réseau Responsibility Europe, dont fait partie AFNOR Certification avec son label Engagé RSE, démontre les impacts positifs d'une labellisation RSE sur la performance et la transformation des entreprises et organismes engagés. Une aubaine à l’heure où se dessinent les nouveaux contours de la directive CSRD.
RSE et durabilité
Une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) n’est bénéfique que si elle est clairement structurée, déployée et pilotée. Mais comment en mesurer concrètement les bienfaits ? Le passage à la labellisation RSE agit-il directement sur la performance ? Nous avons mené l’enquête et, suspense… la réponse est oui : une démarche RSE est plus productive lorsque l’entreprise ou l’organisme qui l’a initiée est labellisé. À condition toutefois de choisir un label RSE exigeant.
L’étude, réalisée par le cabinet indépendant Time to Be pour Responsibility Europe (RE) avec la participation du groupe AFNOR, met en lumière les impacts positifs mesurables de ces labels, sur la base d’une enquête menée en septembre 2025 auprès de 743 organisations regroupant deux échantillons indépendants : 414 organisations porteuses d’un label membre du réseau RE et 329 avec une démarche RSE structurée, mais sans être labellisées.

Les chiffres clés à retenir
La labellisation RSE est un investissement stratégique, un accélérateur de croissance avec des avantages économiques réels :
- 56 % des labellisés déclarent un accès facilité à de nouveaux marchés et aux appels d’offres
- 41 % constatent des impacts financiers directement mesurables
- 26 % bénéficient d’un accès facilité à des financements avantageux, dont 58 % via le crédit bancaire et 35 % par des financements publics.

Les bénéfices de la labellisation vont au-delà des résultats économiques :
- 88 % des organisations observent un impact direct et dynamique de transformation
- 80 % perçoivent une amélioration de leur crédibilité et de leur image
- 83 % renforcent l’engagement et la fierté d’appartenance des collaborateurs
Au global, 80 % des entreprises se disent satisfaites et 9 sur 10 sont prêtes à renouveler la labellisation sans hésiter.

Une RSE efficace est structurée et pilotée
Pour 88 % des organisations, la labellisation RSE a eu un impact direct sur la dynamique de transformation. Elle oblige à convertir les intentions en actions concrètes et mesurables, incitant à formaliser, évaluer et piloter les initiatives. Ainsi, 90 % des labellisés indiquent disposer d’une démarche structurée grâce à un cahier des charges solide, contre 75 % des non-labellisés, qui s’appuient davantage sur des actions ponctuelles sans cadre global formalisé. L’engagement de la direction est également déterminant : là où la RSE est labellisée, elle devient un véritable outil de gouvernance. 84 % des entreprises labellisées pilotent leur démarche RSE au niveau de la direction générale, contre 71 % des non-labellisés.
Le choix d’un label RSE robuste est déterminant. Des critères crédibles conduisent l’organisation à s’interroger sur sa mission, ses valeurs, sa vision et ses enjeux clés, à court, moyen et long terme. Parmi les entreprises labellisées RE ayant constaté un impact positif sur leur performance globale, 90 % déclarent un renforcement du sens de la mission d’entreprise, 89 % indiquent une direction stratégique plus claire et enfin 87 % constatent un meilleur alignement entre les actions de court terme et les objectifs de long terme. Cela tombe bien puisque les impacts directs en termes de business (marchés, finances) dépendent fortement de l’orientation stratégique et du niveau de maturité en RSE.
Meilleure image de marque et meilleur engagement interne
80 % des organisations labellisées constatent une amélioration de leur image de marque. Pour 83 %, la labellisation nourrit également la fierté d’appartenance des collaborateurs à une organisation engagée et transparente, tout en clarifiant le rôle de chacun face aux enjeux du développement durable. À noter enfin que 78 % des labellisés constatent un impact positif sur la qualité des relations avec les parties prenantes, favorisant une analyse plus fine de leur environnement et une capacité accrue à nourrir leur stratégie.

La condition sine qua non : le choix d’un label RSE robuste
Les bénéfices sont réels lorsque le choix se porte sur un label RSE exigeant. Pour que la labellisation soit un outil de performance, le référentiel du label choisi doit s’appuyer sur la norme volontaire internationale ISO 26000 et être aligné avec les 17 objectifs de développement durable de l’ONU. L’indépendance et l’impartialité de l’organisme labellisateur, comme ceux du réseau Responsibility Europe, sont également indispensables, l’auto déclaration n’a aucune valeur
, explique Alain Jounot, responsable de l'offre RSE du groupe AFNOR et président de Responsibility Europe.
La crédibilité d’un label repose sur plusieurs éléments : robustesse du référentiel d’évaluation, choix de l’échelle de maturité, compétence des évaluateurs, méthodologie d’évaluation sur site, conditions d’attribution du label, modalités de communication interne et externe. Ces exigences sont par ailleurs précisées dans la norme NF X30 053.
C’est précisément les cas des labels nationaux affiliés à Responsibility Europe. Les organisations détentrices d’un de ces labels bénéficient automatiquement du label RE, leur offrant une reconnaissance internationale : Engagé RSE (AFNOR Certification, France), ESR Entreprise responsable (INDR, Luxembourg), EcoEntreprise (Suisse), etc. Vous pouvez retrouver la liste en cliquant ici.
L’ISO 26000, un tremplin vers la CSRD
Responsibility Europe se réjouit de diffuser son étude au moment où les nouveaux contours de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) sont rendus publics. Dans sa version du 16 décembre 2025, le texte de l’UE impose de publier et faire certifier un rapport de durabilité aux normes ESRS nouvelle version (acté délégué à venir) aux entreprises de plus de 1 000 collaborateurs et 450 M€ de chiffre d’affaires. Les plus petites pourront faire l’exercice en utilisant le référentiel simplifié VSME. Pour les grands comme pour les petits, couronnés par un label ou pas, une démarche bâtie sur la norme ISO 26000, mère de tous les référentiels de RSE, est forcément un plus : la collecte des indicateurs et la démonstration de l’amélioration des pratiques s’en trouvent facilitées. Alain Jounot déclare, « le retour en arrière européen en matière de régulation extra-financière est une erreur stratégique. Les chiffres de notre étude montrent que ce ne sont pas les entreprises engagées qui perdent en compétitivité, d’autant plus celles labellisées qui ont une démarche RSE clairement établie ».




