Qu’est-ce que le risque fournisseurs ?
Le risque fournisseurs est défini comme la probabilité, pour un donneur d’ordres, de voir son activité économique se dégrader, voire d’interrompre, à la suite d’un dysfonctionnement dans ses relations avec ses fournisseurs et prestataires ou d’un comportement non souhaité de la part de l’un d’entre eux.
Ces dysfonctionnements ou comportements inappropriés peuvent être : un retard de production ou de livraison, une faillite ou une difficulté économique, ou un écart de conduite en termes de RSE, entraînant un risque d’image (sous-traitants négligeant l’éthique, fabricants recourant au travail des enfants ou adeptes du low cost produit à l’autre bout du monde, etc.).
Pour prévenir ces risques, l’entreprise doit prendre des mesures. La première d’entre eux est de cartographier ces risques fournisseurs.
Pourquoi cartographier le risque fournisseurs ?
Un donneur d’ordres qui a recours de multiples prestataires, fournisseurs et sous-traitants est un donneur d’ordres qui s’expose à des risques, surtout si ces acteurs se trouvent dans un autre pays : rupture d’approvisionnement, faillite, incident de production, défaut de fabrication, risque d’image et de réputation, voire scandale médiatique.
Ces risques peuvent rejaillir sur sa propre activité. Au point, parfois, de menacer sa vitalité économique et son image. Cela s’est déjà vu, dans tous les domaines ! C’est pourquoi il est fondamental de recenser ses risques et de les cartographier. la cartographie des risques couvre 220 catégories d’achats, dans 170 pays, quel que soit votre secteur d’activité : banque, tourisme, textile, agroalimentaire, industrie lourde, secteur médical et hospitalier, collectivités locales, etc.
Quelles sont les catégories d’achats de la cartographie des risques ?
Acheteurs, la cartographie des risques vous permet de vous faire une idée des risques liés à vos fournisseurs sur plus de 220 catégories d’achats, dans 170 pays, quel que soit votre secteur d’activité : banque, tourisme, textile, agroalimentaire, industrie lourde, secteur médical et hospitalier, collectivités locales, etc.
Ces catégories couvrent vos segments d’achats habituels, que vous achetiez ou louiez des biens, des services, des prestations intellectuelles : matériel informatique, fournitures bureautiques, énergie, etc.
La cartographie des risques AFNOR Solutions Achats prend également en compte 13 enjeux de RSE et 4 domaines de conséquences pour l’entreprise. S’ensuit une série de recommandations qui vous permettent de lever les risques, du moins de les tenir sous contrôle.
Qu’est-ce que le risque de réputation et d’e-réputation ?
Il est primordial qu’une entreprise s’interroge sur sa réputation. Et cette réputation, ce sont essentiellement ses clients qui la font. Il suffit parfois d’une mauvaise expérience, d’un mauvais rapport qualité-prix, d’un service après-vente peu performant pour que le lien de confiance soit rompu et que la réputation s’écorne.
Une réputation peut aussi s’étioler à l’issue d’un incident au sein de l’entreprise elle-même ou sur sa chaîne d’approvisionnement : catastrophe industrielle, pollution de l’eau ou de l’air, dysfonctionnement en termes de santé et sécurité au travail, etc. Le service achats doit être vigilant sur le choix de ses fournisseurs, car si l’un d’eux n’a pas bonne réputation, cela peut rejaillir sur l’entreprise elle-même. Au point, parfois, d’entraîner un boycott de ses produits !
Le meilleur exemple en est la filière textile : plusieurs marques de prêt-à-porter occidentales ont sérieusement pâti de la catastrophe du Rana Plaza, en 2013, lorsqu’un immeuble abritant des ateliers de confection s’est effondré au Bangladesh, causant plus de mille morts parmi les ouvriers qui y travaillaient, dans des conditions précaires.
Les nouvelles pratiques numériques (vente à distance, avis en ligne, réseaux sociaux, usage des données personnelles, etc.) ont renforcé la nécessité d’être vigilant : une mauvaise expérience, et le « bad buzz » se propage sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre. En plus de votre réputation, vous devez donc surveiller votre e-réputation. Tout cela constitue le risque d’image.


