Faire reconnaître les vertus de son projet solaire
L’énergie solaire est mise à contribution pour hausser la part des énergies renouvelables, tant pour produire de la chaleur (solaire thermique) que de l’électricité (solaire photovoltaïque).

Suivant les équipements déployés, on parle de solaire plan (des panneaux et capteurs posés face au soleil), de solaire à concentration (à l’aide de lentilles de Fresnel), de suiveurs solaires (des panneaux qui pivotent sur leur axe comme des tournesols pour une exposition maximale).
Où et comment poser des panneaux solaires ?
De multiples surfaces s’offrent aux professionnels du solaire pour accueillir des capteurs, l’objectif étant de profiter de celles qui ont une autre fonction, tout en étant proches des réseaux de distribution électrique (pour minimiser les frais et travaux de raccordement) et des lieux de consommation.
Les toitures des bâtiments réunissent tous ces critères, ainsi que certaines façades lorsqu’elles sont bien exposées. Certains plans d’eau s’y prêtent aussi. Le choix d’un lieu doit être étudié en fonction de l’usage qui sera fait de l’énergie produite. Ainsi, déployer des ombrières photovoltaïques sur un parking doit être envisagé en lien avec l’implantation de bornes de recharge pour véhicules électriques sur ce même parking.
AFNOR Energies peut vous aider à dimensionner votre installation photovoltaïque pour évaluer votre potentiel de production d’électricité et déterminer la rentabilité du projet.
AFNOR Compétences vous forme aux bonnes pratiques de l'énergie solaire. Consultez notre fiche métier “Chef de projet solaire photovoltaïque”
Qu’est-ce que l’agrivoltaïsme ?
L’agrivoltaïsme consiste à déployer des panneaux solaires en milieu agricole, non pas sur les toitures des fermes et hangars, mais sur les parcelles vouées aux cultures et à l’élevage. La filière est encouragée par la loi du 10 mars 2023 sur l’accélération de la production des énergies renouvelables.
Mais le texte conditionne leur développement à un engagement : que les projets donnent la priorité à la production agricole par rapport à la production d’énergie. Les porteurs de projet doivent alors faire en sorte que la présence des panneaux soit, non pas une gêne, mais un atout pour la parcelle agricole. Ainsi, l’ombrage que prodiguent les panneaux sur les vignes du sud de la France limite, en été, les températures caniculaires.
Le développement de la filière agrivoltaïque soutenu par les pouvoir publics. En hiver, au contraire, leur présence peut réduire l’impact du gel tardif. Ces structures permettent également de disposer des filets contre la grêle ou certains animaux indésirables.
Un label pour les cultures au sol et pour l’élevage

Mis au point avec les professionnels et distribué par AFNOR Certification, le label Projet agrivoltaïque permet de qualifier un projet qui favorise la production agricole et améliore durablement la performance de la parcelle et de l’exploitation.
Le label intervient de la phase de conception jusqu’en phase de fonctionnement. Gage de confiance et de transparence pour les parties prenantes, il mesure la priorité et la qualité agricole du projet.
Panneaux photovoltaïques en zone agricole : mode d'emploi
La réglementation encadre strictement l'implantation des installations photovoltaïques sur les terres agricoles depuis 2024. Les surfaces agricoles non exploitées situées à moins de 100 mètres d'un bâtiment d'exploitation peuvent accueillir des projets solaires selon le document-cadre préfectoral.
L'étude technique préalable examine la compatibilité du terrain avec une double utilisation. Cette analyse évalue l'impact sur les rendements agricoles par comparaison avec des parcelles témoins. La surface couverte par les panneaux ne peut excéder 40 % de la parcelle concernée.
Les démarches administratives requièrent l'avis de la chambre départementale d'agriculture et de la commission départementale de préservation des espaces naturels. Ces projets génèrent un revenu complémentaire substantiel tout en préservant l'activité agricole principale.
L'investissement initial se rentabilise généralement sur le long terme grâce à la vente d'électricité et aux économies réalisées sur les besoins énergétiques de l'exploitation.
Se former aux étapes d'un projet photovoltaïque
Maîtriser chaque phase d'un projet photovoltaïque demande des compétences spécialisées que seule une formation adaptée peut apporter. Les professionnels apprennent à naviguer entre l'évaluation initiale du site et la mise en service finale, en passant par le dimensionnement et le choix des équipements.
Les modules de formation couvrent l'utilisation d'outils professionnels comme PVSyst ou Archélios pour calculer le productible. Les participants découvrent comment optimiser l'association entre panneaux et onduleurs, tout en respectant les normes de sécurité. L'apprentissage inclut également la gestion des relations avec les différents acteurs de la transition énergétique.
Un exemple concret :
savoir accompagner un client dans ses démarches auprès d'EDF OA pour la vente du surplus ou l'obtention de la prime à l'autoconsommation. Cette expertise technique et commerciale permet aux installateurs de panneaux solaires de proposer des solutions durables, exploitant efficacement la lumière du soleil sur toute la durée de vie de l'installation.
Points clés à retenir
- La qualification RGE études nécessite un niveau de formation spécifique selon la charte RGE en vigueur.
- Les logiciels PVSyst, Archélios et Calsol permettent un calcul précis du productible énergétique des installations.
- Le dimensionnement onduleur-panneaux doit respecter les ratios techniques pour optimiser les performances du système.
- La norme NF C15-100 impose 17 contrôles obligatoires pour obtenir l'attestation Consuel indispensable au raccordement.
- Le label agrivoltaïque classe A garantit la priorité donnée à la production agricole sur la production électrique.
- Les projets agrivoltaïques nécessitent l'avis de la chambre d'agriculture et de la commission de préservation des espaces naturels.
- Le taux de couverture maximal des panneaux sur parcelle agricole est fixé à 40 % selon la réglementation 2024.

