Etude : les entreprises de la mécanique tirent profit des normes volontaires

Etude de l'impact économique de la normalisation sur les industries mécaniques

Etude : les entreprises de la mécanique tirent profit des normes volontaires

Plus de croissance de chiffre d’affaires, plus d’export et d’excédent brut d’exploitation : les entreprises de la mécanique qui élaborent puis utilisent des normes volontaires en tirent clairement profit. Détails des trois bénéfices par une étude menée par le BIPE pour AFNOR et l’UNM.

CA : un taux de croissance annuel 23 % supérieur

Premier enseignement : la participation à des commissions de normalisation agit comme un accélérateur d’activité : les entreprises de la mécanique qui s’impliquent connaissent une croissance de leur chiffre d’affaires de 23 % supérieure à celle des entreprises en moyenne nationale, sur les cinq dernières années. En d’autres termes, l’entreprise de la mécanique qui participe à la définition des normes volontaires, fût-elle une PME, se développe plus vite que celle qui ne réalise pas cet investissement stratégique : 1,23 % de croissance par an contre 1 %. C’est d’autant plus vrai quand l’entreprise participe directement, parallèlement aux actions du syndicat professionnel auquel elle adhère. Et c’est encore plus vrai quand l’entreprise siège dans plusieurs commissions. « La participation aux commissions de normalisation est un gage de crédibilité vis-à-vis de nos clients. Si nous ne participions pas, certains contrats n’auraient probablement pas été gagnés », lit-on ainsi dans les verbatims collectés par les auteurs de l’étude.

Croissance à l’export : 20 % de plus

Deuxième enseignement : la participation à des commissions de normalisation facilite l’exportation. En effet, les entreprises de la mécanique s’impliquant dans des structures internationales ou européennes (ISO, IEC, CEN et CENELEC) connaissent une croissance de leur chiffre d’affaires à l’export 20 % plus forte que le taux observé en moyenne nationale sur l’ensemble des entreprises de la mécanique, investies ou non en normalisation, sur les cinq dernières années. Quand une entreprise-type augmente ses ventes à l’export de 1 % chaque année, l’entreprise siégeant dans une commission de normalisation internationale les augmente de 1,2 %. Normaliser donne des gages d’interopérabilité et ouvre des marchés, par-delà les frontières.

EBE : une rentabilité améliorée

Troisième enseignement de l’étude : la participation des entreprises de la mécanique aux comités de normalisation internationaux a toujours pour effet de doper la croissance de leur excédent brut d’exploitation (EBE). En clair, l’implication en normalisation volontaire, a fortiori dans les instances de normalisation internationales, génère non seulement du chiffre d’affaires supplémentaire (CA) mais du chiffre d’affaires rentable. Le fait de participer à plusieurs commissions crée un effet multiplicateur. Défendre ses intérêts et faire entendre sa voix est donc payant.

Modalités de l’étude

Après s’être intéressé en 2016 à l’impact économique des normes volontaires tous secteurs économiques confondus, AFNOR et l’UNM ont réalisé un focus sur la filière de la mécanique. Un secteur qui se caractérise par une forte proportion de PME : il leur doit 58 % de son chiffre d’affaires total (données INSEE 2016). L’étude a été menée sur 56 codes NAF assimilés à la mécanique : fabrication de machines, composants mécanique, quincaillerie, découpage, emboutissage, etc. Cette étude mesure l’impact de la normalisation sur l’économie d’une filière avec des variables liées à la consommation réelle de normes volontaires (achats, nombre d’acheteurs) et au processus de production de normes (nombre d’entreprises siégeant dans les commissions de normalisation).

Contacts presse pour recevoir l’étude, échanger avec un expert :

Groupe AFNOR : Olivier Gibert – 01 41 62 84 17 – olivier.gibert@afnor.org –  @AFNOR_RP
UNM : Marguerite de Luze – 01 47 17 67 88 – m.deluze@unm.fr

> Consulter la synthèse sur l’étude de l’impact économique de la normalisation sur les industries mécaniques

A propos d’AFNOR

AFNOR est l’organisme français de référence pour les normes volontaires. Il entretient et publie la collection de toutes celles qui existent, anticipe celles à venir, et accompagne leur création aux niveaux français, européen et international. En véritable moteur de cette démarche, AFNOR accompagne celles et ceux qui, par leur expertise, veulent poser les bases de l’économie et de la société de demain. Un soutien unique et indispensable pour favoriser le progrès et faire rayonner la France à l’international. normalisation.afnor.org

A propos d’UNM

L’UNM (Union de Normalisation de la Mécanique) est le bureau de normalisation sectoriel propre au domaine de la mécanique, du caoutchouc et de l’acier, travaillant par délégation d’AFNOR. Agréé par le ministère chargé de l’industrie, l’UNM a pour domaine de compétences la normalisation des produits sidérurgiques et des produits et techniques relevant des industries mécaniques et transformatrices des métaux et élastomères (à l’exclusion des pneumatiques) ainsi que du soudage et de ses applications. L’UNM au service des acteurs économiques qui apportent, au sein des commissions de normalisation, leurs expériences, leurs attentes, leurs besoins, et contribuent ainsi à l’élaboration de documents normatifs qui leur sont destinés. www.unm.fr