Risques : la norme volontaire ISO 31000 entre en enquête publique

Risques : norme ISO 31000

Risques : la norme volontaire ISO 31000 entre en enquête publique

L’ISO 31000 est LA référence en matière de management des risques depuis sa publication en 2009. Mais pas de traitement de faveur ! Comme toutes autres normes volontaires, elle a passé l’étape de la révision systématique. Jusqu’au 10 avril 2017, le projet de norme révisé est à l’enquête publique.

À l’heure où l’actualité bat son plein sur les responsabilités des organisations en termes de risques (voir notre dossier sur les risques fournisseurs), l’ISO 31000 débarque sur le devant de la scène avec un projet de norme mis à jour, et qui entre aujourd’hui en enquête publique.

Les prémices d’une révision ont été évoquées dès 2013, mais c’est à Paris en mars 2015 que la décision d’actualiser le texte a été prise. Ce chantier a impliqué plus de soixante pays dont la France. Quels changements apporter en priorité ? Quels retours « utilisateurs » prendre en compte ? Pour répondre à ces questions, les experts internationaux ont étudié plus de 1330 observations exprimées par les organisations utilisatrices sur la dernière version du projet (CD3).

Plus courte et plus précise

Plus de détails et d’exemples précis, moins de jargon, des concepts simplifiés et facilement applicables… Voici quelques-unes des améliorations vers lesquelles devrait tendre une ISO 31000 réécrite, d’après les remarques collectées en amont de l’enquête publique.

« Près de deux ans de travail ont été nécessaires pour livrer un projet de norme révisé », souligne Rodolphe Civet, chef de projet chez AFNOR Normalisation. Terminologie, processus, principes et annexes, l’ensemble du contenu de la norme a été revu pour le rendre plus simple et plus concret ». Et cela, au regard notamment des normes de management et de gouvernance intégrant « l’approche risque » et soulignant la finalité du management des risques : l’aide à la décision et l’atteinte des objectifs (qualité, environnementaux, devoir de vigilance, etc…)

Au final, le projet de norme fait place à l’essentiel. Ainsi, le chapitre des termes et des définitions est réduit aux concepts fondamentaux, des exemples propres à certains utilisateurs comme les multinationales sont ajoutés et des détails ainsi que des recommandations sur la conduite des processus sont intégrés.

« Ce travail de révision a été complexe. Il fallait répondre à certains besoins parfois sectoriels des utilisateurs tout en ne perdant pas de vue que cette norme doit s’adresser à tous les types d’organisations », se félicite Rodolphe Civet.

Mais ces nouvelles orientations demandent à être confirmées. C’est ainsi que depuis le 22 février 2016, le projet de norme est à l’enquête publique. Tout un chacun est invité à découvrir ce projet et à le commenter, gratuitement et en ligne. Si vous êtes un fervent utilisateur de ce texte phare, c’est le moment ou jamais ! Gardons à l’esprit que les normes volontaires ne « tombent pas d’en haut », elles sont faites par et pour les acteurs économiques.

Une nouvelle ISO 31000 pour 2018

La commission de normalisation AFNOR « management des risques » se réunira en avril prochain pour étudier les commentaires recueillis. « Les membres de la commission prépareront également la prochaine réunion internationale qui se tiendra du 10 au 14 juillet2017 à San Francisco afin d’établir une version finale de la norme, dont la publication est attendue pour 2018 », conclut Rodolphe Civet.

> Contacter le service de presse d’AFNOR Normalisation pour en savoir plus ou interviewer un expert


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