Etude : oui, les certifiés ISO 50001 font des économies d’énergie

L’ISO 50001 reste un incontournable levier d’économies d’énergie et de compétitivité. On y fait désormais aussi appel pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et l’impact du prix du carbone. C’est l’un des enseignements de la 3e édition de l’étude AFNOR Energies.

Qu’est-ce qui motive entreprises et autres organismes à se lancer dans un système de management de l’énergie (SMEn) certifié ? Quels sont les bénéfices apportés par cette démarche, les économies d’énergie générées et le retour sur investissement obtenu ? Quelles ont été les difficultés vécues et comment ont-elles été résolues ? AFNOR Energies répond à toutes ces questions en une étude de 16 pages menée auprès de 174 organismes certifiés ISO 50001, en France et en Allemagne essentiellement. Cette étude internationale, réalisée avec l’appui du cabinet Time to Be, actualise les données des première et deuxième éditions parues respectivement en septembre 2015 et mars 2017.

Les trois chiffres à retenir

L’édition 2019 montre que l’ISO 50001 reste un incontournable levier d’économies d’énergie et de compétitivité. Les certifiés appuient cette vérité avec des chiffres et des verbatims. Désormais, ils y font aussi appel pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et l’impact du prix du carbone, une tendance nouvelle par rapport à 2017. La démarche s’ancre dans les organismes tout en se professionnalisant : ceux-ci y consacrent un budget et n’hésitent plus à recruter pour constituer une équipe projet ad hoc. « Plus globalement, la certification ISO 50001 a un impact direct positif sur le fonctionnement et l’image des organismes qui la détiennent. En 2019, elle est reconnue comme un outil opérationnel et structurant pour s’engager dans une transition énergétique et la mettre en œuvre », commente Béatrice Poirier, responsable de l’ISO 50001 chez AFNOR Certification, l’une des entités d’AFNOR Energies, le réseau des experts du groupe AFNOR sur les sujets liés à la transition énergétique.

Audit énergétique réglementaire et décret tertiaire

Vous officiez dans une entreprise de plus de 250 salariés ? Cette étude tombe à point nommé. En effet, vous devez faire votre deuxième audit énergétique réglementaire, après la première vague de 2015, un exercice né d’une directive européenne de 2012 et qui ne tolère qu’une exception : si vous détenez la certification ISO 50001 ! « De même, si vous officiez dans le tertiaire, cette étude vous intéressera car l’ISO 50001 vous permettra de vous organiser en interne sur le long terme et de répondre efficacement, sur la durée, aux exigences du décret tertiaire du 23 juillet 2019 », ajoute Catherine Moutet, responsable d’AFNOR Energies.

En effet, ce texte demande aux propriétaires ou bailleurs de bâtiments hébergeant des activités tertiaires sur plus de 1 000 m² de réaliser des actions pour réduire leur consommation d’énergie finale jusqu’en 2050, avec une première étape à – 40 % en 2030, par rapport à une année de référence qui ne peut être antérieure à 2010. Dans l’échantillon de certifiés ayant répondu à l’enquête AFNOR Energies 2019 figurent d’ailleurs de nombreux acteurs du tertiaire : 7 % de commerces et 19 % de services et administrations.

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