Définir le vocabulaire de l’ISR et de la finance verte

Les notions de responsabilité, de durabilité et d’écologie investissent la planète finance. Mais comment s’y retrouver parmi la myriade de fonds et de placements estampillés « verts » ? Quelles sont les frontières entre les placements et emprunts qui revendiquent ce qualificatif et ceux qui visent plus large, au travers des adjectifs « durable », « éthique » ou « responsable », ou au contraire qui se concentrent sur un seul sujet, comme le changement climatique ?

La réponse est dans la norme : au niveau international comme au niveau national, les professionnels du sujet se réunissent en commission de normalisation pour expliciter le vocabulaire et les définitions, ainsi que les critères et activités qui permettent à tel ou tel fonds de se revendiquer durable, vert, éthique ou responsable. En sortent des normes volontaires telles que la famille des normes ISO 14030 (performance environnementale), la future norme ISO 14097 (changement climatique) ou le projet de norme ISO 32210 (finance durable).

Finance durable : coécrire la norme avec AFNOR

Comme l’argent ne connaît pas de frontières, il faut raisonner à l’échelle mondiale. Regroupant des professionnels de la thématique (banques, fonds de placements, etc.), AFNOR porte la voix de la France dans les commissions de normalisation internationales pilotées à l’ISO. Les travaux menés visent notamment à définir précisément les termes et les concepts, pour s’assurer d’utiliser un référentiel et un vocabulaire partagés partout dans le monde. Les notions de finance climatique, de green bonds ou d’investissement socialement responsable font ainsi l’objet de travaux au sein de la commission « Systèmes et outils de management environnemental à l’appui du développement durable et de la lutte contre le changement climatique », en lien avec le comité ISO/TC322 sur la finance durable.