L’Ecolabel européen est un label écologique officiel, le seul reconnu dans tous les pays de l’Union. Plus de 70 000 produits affichent son logo à la petite fleur. Un signe qui atteste de leur qualité d’usage et d’une atteinte limitée à l’environnement. Et il est accessible à certains services !

L’Ecolabel européen (EE) est né en 1992, un an après la création de NF Environnement, le label vert  français de la gamme NF. Comme lui, il est conforme à la norme ISO 14024. Symbolisé par une petite fleur, il est le seul label écologique officiel européen utilisable dans tous les pays membres de l’Union. Il garantit les mêmes qualités qu’un objet d’usage similaire sur le marché, tout en minimisant ses conséquences sur la nature.

Tous les biens de consommation sont susceptibles de décrocher l’écolabel européen, à l’exception des produits alimentaires, des médicaments à usage humain ou vétérinaire, et des dispositifs médicaux. Aujourd’hui, plus de 70 000 produits, répartis dans 25 catégories différentes, dont une prestation de service (hébergements touristiques), arborent ce logo.

Après l’Italie et l’Espagne, la France est le pays comptant le plus de références. Liquide vaisselle, lessive, papier toilette, gel douche, produits d’hygiène et d’entretien et hébergements touristiques sont les produits estampillés EE les plus utilisés par les consommateurs français. Plus de 7 sur 10 connaissent le logo. De leur côté, les acheteurs publics de l’Hexagone demandent de plus souvent, dans leurs appels d’offres, que les textiles, les papiers pour photocopieuses ou encore les nettoyants multi-usages portent l’Écolabel européen. Un exemple d’achats responsables !

Ecolabel européen : un moindre impact sur plusieurs critères

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Pour obtenir l’Écolabel européen, il faut respecter un cahier des charges précis qui prend en compte tout le cycle de vie du produit (matières premières, distribution, consommation et recyclage).  Chaque référentiel est élaboré par la Commission européenne à partir d’analyses de cycle de vie (ACV) et d’une consultation des parties prenantes : industriels, associations, institutions publiques.  Les principales exigences du label vert portent sur la durée de vie du produit, la contribution au changement climatique, l’énergie, l’eau, la biodiversité, les déchets, le rejet de substances dangereuses…

L’Écolabel européen pousse à l’amélioration continue des performances environnementales. Pour ce faire, les exigences sont révisées en moyenne tous les quatre à cinq ans, avant qu’une catégorie de produits certifiés dépasse 20 % de parts de marché. En France, l’ADEME accompagne la politique nationale en matière d’écolabel européen, assure sa promotion et participe au développement des référentiels. L’organisme certificateur qui le délivre pour son compte est AFNOR Certification. Les PME et TPE peuvent bénéficier d’une aide financière pour se lancer dans l’exercice, au titre du dispositif Tremplin de l’ADEME, adossé au plan de relance.