Bien cadrer sa démarche RSE

En entreprise, une démarche de RSE ne s’arrête pas à la définition d’une stratégie. Il faut la décliner en actions concrètes et en suivre les effets.
Pour cela, des normes proposent des lignes directrices et une méthodologie. C’est le cas de la norme volontaire ISO 26000.

Qu’est-ce que la norme ISO 26000

La norme volontaire ISO 26000 est l’unique norme internationale dédiée à la responsabilité sociétale des organisations. Elle donne des lignes directrices pour adopter un comportement qui soit socialement responsable et respectueux de l’environnement, en proposant une lecture du sujet en 7 questions centrales.

Cela offre un cadre à tout type d’organisation (grandes entreprises, petites entreprises, collectivités, ONG, syndicats, etc.), quel que soit son secteur d’activité. Grâce à ce cadre, les organisations adoptent des comportements transparents et éthiques, ayant pour but de :

  • Contribuer au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société
  • Prendre en compte les attentes des parties prenantes
  • Respecter les lois en vigueur

Comment structurer sa démarche RSE grâce à l’ISO 26000 ?

La norme ISO 26000 propose un cadre de référence stratégique en plusieurs étapes, valable pour toute démarche RSE : l’identification des impacts des décisions et des activités de l’organisation au regard des questions centrales de l’ISO 26000 ; L’identification et le dialogue avec les parties prenantes.

La norme ISO 26000 invite chaque organisation à cadrer sa démarche de responsabilité autour de 7 questions centrales, pour identifier des domaines d’action cohérents et ne rien oublier en chemin : la gouvernance de l’organisation, les droits humains, les relations et conditions de travail, l’environnement, les loyautés des pratiques, les questions relatives aux consommateurs, les communautés et le développement local.

Covid-19, événements climatiques extrêmes, crise énergétique… Les turbulences récentes, actuelles et à venir prouvent l’importance de cadrer sa démarche. Et pour bien le faire, il faut s’entourer des bonnes personnes !

Quelles sont les déclinaisons sectorielles de la norme ISO 26000 ?

Le secteur de l’agroalimentaire n’a pas les mêmes besoins ni les mêmes attentes que celui de la communication : comment une norme unique pourrait répondre à des enjeux différents ? Des guides de lecture sectoriels de l’ISO 26000 ont été développés, pour que chaque secteur puisse s’approprier la norme. Dernier en date : l’ISO 26030, pour la filière agroalimentaire. Ces déclinaisons de référentiels permettent l’attribution de labels sectoriels. Cette solution, expérimentée auprès de fédérations, permet le cadrage d’une politique de RSE sur-mesure.

Depuis 2018, 18 fédérations ont été choisies pour expérimenter des référentiels sectoriels, dans le cadre d’un programme piloté par la Plateforme RSE, émanation de France Stratégie :

Pour bien cadrer sa démarche de RSE, rien de mieux qu’un diagnostic et un plan d’actions structuré autour de la norme volontaire ISO 26000. Pour valoriser votre responsabilité sociétale, pensez également aux labels sectoriels ! Vini-viticulture, agences de communication, carrières et matériaux de construction… Le label propre à chacune de ces filières s’inspire de l’ISO 26000. AFNOR Certification est aussi opérateurs de labels privés destinés aux industriels soucieux d’afficher leurs engagements de RSE, comme Responsible Steel pour l’acier et ASI pour l’aluminium via sa filiale allemande Gutcert.